UNE TRADITION POPULAIRE SUR LA FONDATION DE CONSTANTINOPLE


Dans les sources byzantines, la fondation de Constantinople par l’ern-ereur Constantin (330) est très souvent connectée à une série d’événe-lents miraculeux, de prédits, de miracles, ainsi que d’autres signes urnaturels, utilisés afin d’indiquer la participation divine à la fondation t à la construction de la ville (‘). Une de ces traditions, sans doute ‘origine populaire, fait l’objet de cette étude.

D’après Georges Cédrènos, lorsque Constantin le Grand décida de ander la nouvelle capitale de l’Empire, il choisit Calcédoine comme ; site le plus approprié. Cependant, dès le début des travaux, un signe .ivin(θεοσημια)(2) l’amena a modifier ses projets:και ευθεως αετοι τους των τεχνιτων λιιθους αρπαζοντες τω Βυζαντιω προσερριπτον ,τουτου δε πολλακις γενομενουυπο παντων διαπορουμενου, εις των υπηρετουμενων τω βασιλει Ευφρατας λεγομενος διεσαφησεν ως εκει φιλοον εστι τω Θεω τη μητρι αυτου κτισθηναι πολιν (3)

De récits pareils furent aussi utilisés par d’autres auteurs, plus récents |ue Cédrènos. Ainsi, Jean Zonaras écrivait à la première moitié du ïil’ s. : και αυθις εν Χαλκηδονι την πολινηρξατο ανισταν . Λέγεται δε καθιπτασθαι αετούς ,και τα των οικοδομών αρπάζει σπαρτια.τον μεταξυ δε διιπταμενουςπορθμον, ριπτειν αυτα κατα το Βυζαντιον. Τούτο ρουν πολλάκις γενόμενων οπή Αγγελή τω Βασίλη ,και ουκ εκδοκει τυχαίος γίνεστε το γινωμένων, αλλα τι δια τουτου το θειον παραδηλουν(4).

Michel Glykas, lui aussi, fournit une description pareille des événe-nents : οθεν εσπευδε και περι την Χαλκηδονα την πολιν οικοδομησαι .αλλ’εκωλυετο ανωθεν αετους γαρ φασι τα των τεχνιτων εργαλεια αφαρπαζειν απο Χαλκηδονους και επι το Βυζαντιον ταυτα διαεραν….(5).

Constantin Manassès livre la même tradition dans ses vers suivants :

Πόλεως δε βουλωμένος δομητωρ χρημάτισε

την των τυφλών κατέλαβε Χαλκηδωνιων πολιν

και κτιζειν αρπαξαμενος πραγμα κατειδε ξενον

και γαρ μεγαλοπτερυγες ορνιθες επιπταντες

τους λιθους αφαρπαζαντες μετηνεγκαν εκειθε

επι την πολιν Βυζαντος την περικαλλεστατην(6)

Mais, quelle était la source de Cédrenos ? Théophane, qui est à la base d’une grande partie de son œuvre, transmet sans trop de détails un rêve d’origine divine qui a pousse Constantin à choisir ce site précis (7) ;

George le Moine mentionne celle même tradition la deuxième moitié du IXe s. (ii) Ces donnés indiquent que la tradition en question était formée après 813, année de rédaction du Chronique de Théophane et avant la rédaction du texte de Cédrenos, vers la tin du XIe ou le début du XIIe s. C’est durant cette période que devrait se limiter la synthèse finale de la tradition qui nous intéresse, sans pourtant pouvoir proposer une date plus précise.

Il s’agit d’une tradition d’origine populaire, dans laquelle le rôle principal est attribué à l’aigle, symbole de la puissance impériale et sym­bole préféré du peuple grec utilisé à la décoration jusqu’à nos jours (9). On pourrait alors supposer que Cédrenos, quant à ce point particulier, puise dans les traditions populaires de son époque, qui étaient répendues, parmi les populations de l’Empire (1()). Ces traditions sont conservées, par le peuple grec, sous une forme différente, jusqu’au temps actuel.

La tradition en question devait être largement répondue, car elle est reprise par plusieurs textes hagiographiques et d’autres textes d’ori­gine populaire de l’époque byzantine et postbyzantinc. Par exemple, dans un texte hagiographique sur S. Constantin (“), l’auteur fournit la description suivante : …και του εργου αρχην λαμβανοντας ,αετοι τους των τεχνιτωνλινους λαμβανοντες τω Βυζαντιω προσερριπτον.τουτου δε πολλακις γενομενου,οΒασιλευς το συμβαινον μαθων διηπορει΄; et aussi : … ανοικοδομειν ηρξατο και ευθυς αετοι τους των τεχνιτων λινους αρπαζοντες τω Βυζαντιω προερριπτον.Τουτου δε πολλακις γενομενου και υπο παντων διαπορουμενου ,εις των υπηρετουμενων τω Βασιλει Ευρατας λεγομενος διεσαφην ως εκει φιλον εστι τω Θεω τη μητρι αυτου κτισθηναι πολιν(13).

D’ailleurs, certains chroniques et livres populaires plus récents té­moignent du même épisode :και κτιζοντα αυτην ερχονται οι αετοι και αρπαζουν τα λιθαρια , και τα ερρηκταν εις το Βυζαντιον(14) Dorothé de Monemvasie se réfère à cet événement de la façon suivante : και ως εκτιζε τη χαλκηδονα , επερναν οι αετοι τους λιθους και τους εφερναν εις το Βυζαντιον ,και δεν το εκαμαν τουτο μονον μιαν φοραν ,αμη πολλαις ,Θεου δε σοφια ενας απο τους υπηρετας του Βασιλεως ,το ονομα Ευρατας ειπε του Βασιλεως ,οτι ο Χριστος και η αγια Μητερα αυτου η Θεοτοκος ,εκει θελουν εις το Βθζαντιον να κτισθει η Πολις.(15); de même, Agapius Landus :… του αρεσεν ο τοπος και εκτιζεν .Αμη του θεου δεν αρεσεν .Οθεν ηρχουνταν τινες αετοι και επαιρναν τα συνεργα των μαστορων ,και τα ερριπτον εις το Βυζαντιον. Λοιπον βλεποντας τοιουτον θαυμασιον απηλθεν εκει (16)

11 est évident que ces deux derniers Eécrivains connaissaient les textes des écrivains Byzantins précités, d’où ‘ils ont tiré leurs informations.

Une comparaison entre les textes susmentionnés révèle des divergences quant aux outils des maçons que les aigles envoyés par Dieu empor­tèrent, à savoir, il s’agit deλιθοι(Manassès, Dorothé de Monemvasie, Cédrènos),σπαρτια (Zonaras), λινοι(textes hagiographiques),εργαλεια (Glykas), συνεργα (Agapius Landus). Il paraît que les termes εργαλεια,συνεργα,et σπαρτια sont des synonymes, étant donné que σπαρτον ou σπαρτιον fut idenliné à l’outil a l’aide duquel charpentiers et maçons réussissaient à construire des surfaces parfaitement verticales (17). Le terme Aivoi peut signifier la même chose, car λινεη ου λινος (lat. linea, Imum) signifie le même outil, lorsque le fil est fait de lin (‘s).

Dans ces circonstances, le mot λιθοι pourrait être une leçon erronnée, les aigles emportant plutôt des λινους et non pas des λιθους . Les λιθοι (pierres) seraient trop lourdes pour que les aigles réussissent à les emporter.

Ces traditions subsistent jusqu’à nos jours en Grèce à propos de la construction d’églises ; elle sont liées à une certaine catégorie de contes populaires, suivant lesquelles un saint désigne miraculeusement le lieu de sa future église, moyennant un rêveC’^), une vision (2()) le déplace­ment de son îcone [21), etc. Suivant les traditions grecques populaires,

les outils du maçon se déplacent miraculeusement vers le lieu préféré du saint pour la construction de son église :ειχαν ορισει αλλου την τοποθεσια και εσκαβαν ,αλλα καθε πρωι εβρισκαντα εργαλεια τους πανω σ’ενα λοφο….. αυτο καθε πρωι ,ωσπου αντιληφθηκαν το θεικο θελημα και εχτισαν εκει ,οπου και μεχρι σημερα ο ναος ,(22).

Suivant une autre tradition, l’église est miraculeusement démolie la nuit, obligeant ainsi les maçons à chercher un autre lieu, qui serait encore indiqué suite à un miracle lié aux outils : Ηεκκλησια εχτιζετο εις το βουνο ολην την ημεραν και την νυχτα εχαλουσε , Τοτε ο πρωτομαστορας εθυμωσε και πεταξε το μιστρι του κατω . Εκει που πηγε το μιστρι εκτισθη ναος (23).

Dans un autre cas, le saint (ou la Vierge) lui-même désigne un nouvel emplacement pour la construction de son église par le biais d’un rôve: Πιασανε λοιπον και αχτισαν σ’ενα μερος ,αλλα το βραδυ οσον εχτιζαν την ημερα,εβουλα…..αλλα υστερα ο μαστορας ,ο πρωτομαστορας παρακαλεσε την Παναγια και ειπε ;<<Παναγια μου δειξε μου το μερος που θελεις να χτισωμε το μοναστιρι κι οταν τελειωση να πεσω απο το πιο ψηλο σου μερος να γκρεμισω>>.Και το πρωι ηυρεν το ζιμπιλι του γκρεμασμενο μες στη μεση του φτερου(=κρημνος ψηλος αποτομος) σε μια σμιλια μπληγμενη.Πηγαν λοιπον εκει κι εχτισαν μοναστηρι.(24).

11 s’agit de traditions du peuple grec, qui se réfèrent à des construc­teurs et aux phénomènes surnaturels survenus pendant la construction d’une église : parfois même, les architectes s’entretuent par envie, à cause de la perfection architecturale du bâtiment qu’ils viennent de terminer (25). Autres récits mentionnent des outils envoyés par Dieu, qui aident les architectes cl les maîtres-maçons à achever leur œuvre, dont l’achèvement était en péril à cause de la manque de matières premières (26) ; le saint patron de l’église protège miraculeusement lesouvriers, lorsqu’un parmi eux subit un accident de travail (27) ; après | une chute d’une hauteur concidérable, le maître-maçon reste intacte, car le saint patron le protège (2!f).

Dans d’autres cas, les maçons se méfient de la possibilité de construc tion d’une église ou d’un monastère à une localité précise, bien que ;j celle-ci avait été indiquée lors d’un rêve divin; l’architecte réussit à les persuader en jettant au précipice un œuf, qui par miracle ne se casse pas (29). À cette même tradition appartiennent, d’ailleurs, les récits, selon lequels, après la fin des travaux de construction d’une église ou d’un monastère, les ouvriers sont recompensés de façon miraculeuse (:10).

Dans l’ensemble des cas précités, la composante principale est le récit sur l’intervention divine, que celle-ci concerne le travail, la vie, la sécurité ou la recompense des ouvriers qui travaillent à la construction d’un établissement religieux et, de ce fait, jouissent de la protection du saint patron de l’église ou du monastère en question. Il s’agit, en d’autres termes, d’une intervention surnaturelle, qui définit l’évolution, voire même la forme de l’œuvre ; ce type de récit est proche à la tradition byzantine concernant la fondation de Constantinople. Ce récit constitue une tradition byzantine populaire (•'”), qui, par la suite, a donné naissance à plusieurs traditions néohelléniques concernant la construction d’églises suite à l’expression miraculeuse de la volonté du saint vénéré, quant à l’emplacement de son sanctuaire (32).

À noire avis, cette tradition byzantine devrait être Ibnnée après l’an S 13, car Théophane nous transmet une version ancienne et moins riche en éléments mythiques, et éventuellement avant la fin du XIe ou le début du xn1‘ s., époque à laquelle Cédrènos mentionne cette tradi­tion sous la forme qui nous intéresse. Cette forme a peut-être été finalisée au début du Xe s.. au sommet de la gloire de l’Empire by/.antin. Pourtant, il paraît que les récits populaires concernant le choix divin de la localité de la nouvelle capitale existaient déjà beaucoup plus tôt ; une série de traditions relatives à la fondation de Constantinople a été étudiée par Gilbert Dagron (33)

La comparaison de la tradition sur la fondation de Constantinople qui nous intéresse avec des traditions relatives néohellcniques démontre, selon nous, que la première fait partie d’un cycle de traditions sur la protection octroyée par la force divine pendant la construction de bâti­ments d’intérêt religieux. L’usage de certains éléments appartenant à ce cycle narratif est certainement lié à l’idéologie de l’époque de forma­tion de notre tradition : Constantinople était considérée, déjà depuis sa fondation, comme une ville sous protection divine, comme d’ailleurs l’Empire entier qu’elle représente, et cette protection se manifesta le jour de sa fondation. Constantinople était, dès le premier moment de son existence, une ville couverte des mythes, qui l’ont suivie jusqu’à nos jours (34)

VARVOUNIS

NOTES

(1) Cf. G. DAGRON, Naissance d’une capitale. Conslanlinople et ses institutions k 330 à 451, Paris. 1974, pp. 13-47.

(2) Pour les signes divins dans les traditions byzantines, cf. M. Ci. VARVODNIS,ΔΙΗΓΗΣΕΙΣ ΠΕΡΙ ΘΕΩΣΙΜΙΩΝ ΠΡΙΝ ΑΠΟ ΤΗΝ ΑΛΩΣΗ ΤΗΣ ΚΩΝΣΑΝΤΙΝΟΥΠΟΛΕΩΣ17 (1994), pp. 121-140.

(3) GHORGI-:S CIÎDRÈNO.S, éd. 1. BI-.KKLK. dans CSHIS. Bonn, 1838-39, I, p. 496. ‘•12.

(4) JKAN ZONARAS, éd. CSHR, Bonn, 1841, XIII. 3.

(5) Michael Glucas ed. 1.Bekker,dans CSHB,Bonn,1836 ,V, 462.

(6) Constantin Maneses,ed .1 Bekker,dansCSHB Bonn, 1X37. pp. 101-02,vv. 2337-2342

(7) Cf..Georges Le Mone,ed C .Deboor ,Leipzig,1904, pp. 39S-399

(8) Theophane, ed.C .Deboor 1883 p.23

(9) Au meme sujet ef. G.K. Spyridakis,Ο Δικεφαλος αετος ιδια ως συμβολον η ως θεμα κοσμησεως κατα την βυζαντινην και μεταβυζαντινην μεχρι των νεωτερων χρονων περιοδον ,dans,EEBS,39 40(1972)PP.162-174.

(10) Sur la fondation de Constantinople, cf. G Moravcsik,Το Βυζαντιον εισ το κατοπτρον των ονοματων του,EEBS,39-40(1972-73) pp.12-13

(11) Pour ces textes, cf. V. HAI.KIN, BihUotheca Haiographica Graeca, Bruxelles, 1957, pp. 121-125, où se trouvent les titres et la bibliographie relative.

(12) F. HAI.KIN, /- règne de Consiwnin d’après Ici Chronu/m’ inc’ditf de Pxt’udi)-•Syméon, dans Byz, 29-30 (1959-60), p. 18.

(13) F. HAI.KIN, Une nouvelle Vie de Constantin dans un lri;endrier de Palmos, |dans/)fl,77(1959).p.83.

(14) A. KIRI’IISCIINIKOW, Eim’ volkstûmlichc Kaiserchronik, dans BZ, 1 (1892), ip.311.

(15) D. V. IKONOMIDIS <<ΧΡΟΝΟΓΡΑΦΟΥ>>19 (I960), pp. 3-14, et notes pp. 172-173 ; pour les livres populaires grecs, ‘cf. IDEM,, dans . 6 (1950-51), pp. 3-56, où se trouve la bibliographie relative.

(16) AGAPIUS LANDOYS,ΝΕΟΣ ΠΑΡΑΔΕΙΣΟΣ, Venise, 1790, p. 526.

(17) PC, 37. col. 856; PG 48, col. 962; Α.Papadopoylos -Kerameus.Αναλεκτα Ιεροσολυμιτικης Σταχυολογιας, 5, Pcterhourg, 1898, p. 114 ; K.OCKOUI.I.S,ΒΥΖΑΝΤΙΝΩΝ ΒΙΟΣ ΚΑΙΠΟΛΙΤΙΣΜΟΣ4, Athènes, 1951, p. 257;

(18) H.Liddek-R Scott-H. Jones -R. McKenze, A Greek-English Lexikon, . Oxford, 1940”, p. 1051 LAMPE 3, 1964, p. 803 ; cf.A Orllandos, Τα υλικα δομης των αρχαιων Ελληνων κατα τους συγγραφεις τας επιγραφας και τα μνημεια,2,Αθηνα 1958 π.143 et A. Orlandos-I . Travios, Λεξικον αρχαιων αρχιτεκτονικων ορων Αθηνα 1986 ,π. 172.pour l’iconographie relativ cf.C.Blumel, Griechische Bildhauer an der Arbeit, Berlin, 1941, tableaux 34, 35.

(19) M. G. Varounis, Λαικη λατρεια και θρησκευτικη συμπεριφορα των κατοικων της Σαμου. Athènes, 1991, p. 56 ; pour les signes divins et leur interprétation, cl. D. NA.STASE,Καθημερινη ζωη ,θεοσημιες και πολιτικη ιδεολογια στη μεσαιωνικη ΝΑ Ευρωπη, 1989, pp. 623-628.

(20) Cf. .G.Gizellis ,The function of the vision in Greek-American Culture .dans, Western Folklore, 33 (1974), pp. 65-76.

(21) S. Imelos ,Εικονες αγιων δεσμευομεναι ,dans,Επετερις Κεντρου Ερευνης της Ελληνικης Λαογραφιας, 24 (1975-76), p. 61 ;Idem Λαογραφικα ιεδησεις εκ χειρογραφου του Κιμωλιουδιδασκαλου Μαρκου Βεντουρη , 3 (1973), p. 122, note 2, où se trouve la bibliographie relative. Pour ces traditions, cf. aussi L.Kretzenbacher Klturbildung und Funktionen der mittelalterlichen Legende ,dans Ethnologia Europaea 9 :1 (1976). pp. 57-58 ;

(22) ΛΦ(=Λαογραφικον Φροντιστιριον G. A. Megas) ms. 1579, p. 1 (Syros, s.d.).

(23) KΛ( =Κεντρον Ερευνης της Ελληνικης Λαογραφιας), ms. 2431, p. 16 (Cvpru.s, 1961).

(24) KA, ms. 1438, p. 71 (Amorgos, 1940); cf. S. Imellos,Λαογραφικη αποστολη εις Αμοργον απο 9 Ιουλ-8Αυγ. 1963, Επετηρις Λαογραφικου Αρχειου , 15-16 (1962-63), pp. 339-340 ; Παρατηρησεις εξ επιτοπιου ερευνης εις τον λαικον πολιτισμον των νοτιων Κυκλαδων,. Athènes, 1974, p. 21. Pour des traditions similaires, cf.KA, ms. 2960, pp. 339-340 (Karditsa, 1965) et KA, ms. 3633, pp. 5-6 (Crète, 1972).

(25) M. G. VARVOUNIS, Η παραδοση για την Παναγια Παρηγορητισσα της Αρτας,41 (1992) pp. 246-253.

(26) KA, m.s 2279. p. 184 (Leros, 1958) ; KA, ms. 2327. pp. 280-281 (Kithira, 1959).

(27) KA, ms. 1372, p. 327 (Sparti, 1939).

(28) Auoypayia, 5 (1916), p. 222, no 3.

(29) KA, ms. 1898, p. 256 (Ermionida, 1953).

(30) KA, ms. 1479. p. 354 (Euboia, 1942)

(31) Pour l’étude des traditions populaires by/antine.s, cf. N. G. Politis,Βυζαντιναι Παραδοσεις ,Λαογραφικα,6 (1917), pp. 347-367; IIIFM, Παραδοσεις, 1, Athènes. 1904, pp. 199, 201 ; F.KOUKOUI.LS,ΕΠΕΤΕΡΙΣ ΕΤΑΙΡΕΙΑΣ ΒΥΖΑΝΤΙΝΩΝ ΣΠΟΥΔΩΝ, 22 (1952), pp. 3-32 ; IDEM,ΒΥΖΑΝΤΙΝΩΝ ΒΙΟΣ ΚΑΙ ΠΟΛΙΤΙΣΜΟΣ,, 6, Athènes, 1955, pp. 295-325 ; G.K. Spyridakis ,Βυζαντιναι παραδοσεις , Επιστημονικη Επετηρις Φιλοσοφικης Σχολης Πανεπιστημιου Αθηνων,5 (1954-55), pp. 358-369 ; pour des traditions byzantines relatives aux icônes, ci’. M.KF.NNA,icons in theory and Pructice. dans History of ReliKions, 24 :4 (19X5), pp. 345-368.

(32) Dans sa note concernant le livre de D. Russo, Stiic/i si Crilicc. O Carte asupra invatatorilor lui Pseudo Neagoe ,Bucuresti. 1910, dans Λαογραφια, 2 (1910). pp. 715-716; POI.ITIS lie cette tradition à celle du sacrifice de Byzas quand il fonda la ville de By/ance, telle que cette tradition est reprise par Dionysius de Byy.anee ; à propos de contes populaires concernant des aigles qui emportent des objets précieux, cf. R. KOHLER, Kleine Schriften, 2, Weimar, 1899, pp. 255, 351-354.

(33) DAGRON, NAISSANCE PP.13 ET SS ;IDEM CONSTANTINOPLE PP.80-81

(34) Cf. M.G.Varoynis,Το γεγονος της αλωσεως της Κωνσταντινουπολεως στο χωρο της ελληνικης λαογραφιας,Athènes. l’994, pp.269-292, 373-376

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