ΑΡΒΑΝΙΤΕΣ ΕΙΤΕ ΑΛΒΑΝΙΤΕΣ -ΑΡΚΑΔΙΤΕΣ ?- extraits d’Histoire de l’Albanie (H2 ΠΕΡΙΠΤΩΣΙΣ)


(ΣΥΝΕΧΕΙΑ ΑΠΟ  27/09/2013)

Chapitre 3

Rapports anciens de la Grèce avec l’Albanie

Les Grecs prétendent que “les Albanais sont les plus grecs des  peuples grecs.” L’histoire ne ratifie pas cette prétentieuse assertion.
Effectivement l’Albanie ne fut jamais ni soumise aux Grecs ni occupée  par eux. De la part des Grecs tout se borne à deux comptoirs établis par  Corinthe: celui d’Amphilocie dans le golfe de Preveza en Epire et celui  d’Epidamne ou Dyrrachium (Durazzo) chez les Taulantiniens dans la  haute Albanie.
Maltraités par les riches, les colons pauvres d’Epidamne se  révoltent contre eux et s’emparent de leurs comptoirs (432 avant J. C.).
Les riches recourent alors aux Albanais, c’est-à-dire aux Illyriens  barbares pour nous servir des mots de Thucydide (liv. 2, ch. 24-25).
Pressés ensuite de toute part, les rebelles ont recours à Corfou. Corfou ne  les secourant pas, ils ont recours à Corinthe, leur métropole. Alors  Corinthe envoie une flotte, et la guerre éclate tout aussitôt entre elle et  Corfou.
Athènes aurait dû ne pas s’en mêler. Elle s’en mêla cependant.
Sparte s’en mêla aussi, et la guerre du Péloponnèse eut lieu, guerre barbare où de part et d’autre les prisonniers étaient mis à morts  (Thucydide, liv. 1, ch. 67) et où les Grecs s’avilirent, a dit Rolin (tome 3,pag. 14).
On sait comment elle finit. Athènes perdit sa flotte à Aegos  Potamos en 405. L’année suivante elle fut prise, ses murailles furent
détruites, sa marine fut réduite à douze galères et son gouvernement  républicain confie à trente étrangers, à trente tyrans comme on disait  ensuite.
Pour ce qui est d’Amphilocie, nous apprenons de Thucydide  (liv. 3, ch. 68) que ce pays était barbare, que les habitants d’Argos,capitale du pays, n’avaient appris le grec que des Ambraciotes, et  qu’ensuite les Ambraciotes réduisirent les Argiens en servitude.
Plus tard, les Argiens se révoltent et unis aux Acarnanes ou  Léléges (autre tribu pélasgique), ils recourent à Athènes qui leur envoie  cent vaisseaux. C’est avec ce secours qu’Argiens et Acarnanes  réoccupent Argos en commun, et en chassent les Ambraciotes de  Corinthe.
Thucydide laisse entendre ici que les Acarnanes furent à la  guerre de Troie. Mais d’après Strabon (liv. 10, ch. 2, pag. 26), l’historien  Ephore affirme le contraire; et maintenant seraient-ils venus au secours  des Argiens s’ils n’avaient pas été Pélasges.
Eux-mêmes pour engager Rome à les secourir contre les Etoliens  diront un jour “qu’ils n’avaient pas jadis envoyé des secours aux Grecs  contre les Troyens à qui Rome doit son origine” (Just. liv. 28, ch. 1).
Enfin même aujourd’hui l’Acarnanie est peuplée de Schkipetars et à  Missolonghis on parle généralement albanais.

Chapitre 4

Dynastie macédonienne
“Le royaume de Macédoine,” disent Poirson et Cayx (Précis  d’Histoire Ancienne, pag. 331), “dût son origine à une colonie de
Pélasges chassés d’Histiocotide par les Cadméens vers 1302 avant J. C.
Ils s’établirent dans le Pinde sous le nom de Macédones et  s’étendirent jusqu’en Emathie.” Chassées, elles aussi par les Grecs, les
unes de la Thessalie, les autres de la Phocie, d’autres enfin du  Péloponnèse, quinze autres tribus vinrent se ranger autour de la première.
Mais elles paraissent avoir d’abord vécu indépendantes et n’avoir formé un royaume gouverné par Caranus que 796 ans avantJ. C.
Il dût en être du nouveau royaume comme de tous les autres. Son  étendue ne fut pas toujours la même.
Eschyle dans ses Suppliantes parle du pays de Pélasges comme  ayant pour frontières le Strymon et l’Argos, ce qui indique d’après
Niebuhr que le poète grec comprenait aussi la Macédoine dans le pays  appelé Pélasges.
Aux yeux des Grecs eux-mêmes, les Macédoniens n’étaient pas  grecs. Souvent Démosthène les qualifie de barbares, c’est-à-dire
d’étrangers, et bien avant lui Homère nous les montre volant au secours  de Troie assiégée par les Grecs.
A son tour, Justin nous assure que les Macédoniens étaient  Pélasges et Strabon dit qu’ils portaient le même habit, parlaient le même  langage, avaient les mêmes usages que les Epirotes.
Enfin nous voyons par la conspiration militaire où furent  impliqués des généraux et des officiers macédoniens, Parménion,
Philotas et d’autres, conspiration dont Quinte-Curce nous a conservé les  détails, que les Macédoniens ne parlaient pas grec et que pour se faire  comprendre on avait besoin d’un interprète.

Il est vrai que sous Archelaus (413 avant J. C.) des rapports  politiques s’établirent entre la Macédoine et la Grèce, et que plus d’un
jeune Macédonien alla compléter aux écoles d’Athènes les études qu’il  avait faites en Macédoine sous des maîtres particuliers. Aristote fut de ce  nombre. Mais nous voyons aussi que les Grecs ne les aimaient pas, et  qu’à la mort d’Alexandre le Grand, Aristote dut lui-même se réfugier en  Eubée où il mourut en 322 avant J. C.
Les premiers rois de Macédoine résidèrent à Egée (Edesse ou  Vodina). Mais Philippe II trouva plus convenable de résider à Pella. De  Caranus à Alexandre le Grand, Eusèbe compte 24 rois, Velleius  Paterculus n’en compte que 17, et Justin 12.
Mais l’histoire n’a pas conservé la mémoire des événements  accomplis sous le règne de la plupart d’entre eux.
Elle nous dit cependant que sous le règne d’Amyntas I, mort 500  avant J. C., la Macédoine fut envahie par les Perses et subit leur alliance,que Xerxes entraîna Alexandre I dans son expédition en Grèce (480), que  Perdicas II s’allia aux Spartiates contre les Athéniens (423), que la cour  d’Archelaus fut le refuge des Grecs persécutés dans leur pays, d’Euripide  par exemple, et qu’ensuite les Lacédémoniens avec Brasidas, les  Thébains avec Pélopidas accrurent par leurs interventions les discordes,dont la Macédoine était le théâtre.
Mais à l’avènement de Philippe II (359), les affaires de  Macédoine prirent un autre aspect. Emmené à Thèbes par Pélopidas,
Philippe trompe la vigilance de ses gardes et s’enfuit en Macédoine.
Perdicas, son prédécesseur, ayant perdu la vie dans une bataille contre le  vieux Bardylis, roi d’Illyrie, Philippe commence par venger sa mort et  par assujétir à un tribut Agis, roi des Péoniens.
Plus tard on le verra porter successivement la guerre jusqu’au  Bosphore et jusqu’au Danube. Mais ce qu’il veut tout d’abord, c’est de  reprendre aux Grecs Amphipolis Potidée et les rivages qu’ils ont enlevés à la Macédoine. Démosthène s’étant vendu au roi des Perses, Philippe lui  opposa Eschine, et pendant que ces deux orateurs amusaient les Grecs,Philippe leur forgeait des fers.
Deux fois les Grecs eurent recours à lui pour faire respecter les  territoires consacrés à leur dieu Apollon, et chaque fois il accomplit sa  mission de manière qu’après avoir vaincu les uns et les autres, il se trouva maître de la Grèce. Vainement alors les Athéniens et les Thébains   prennent les armes. Philippe les écrase à Chéronée où, poltron non moins  que bavard, Démosthène fut un des premiers à fuir (338).
S’apercevant alors que l’esprit grec a besoin d’une fiche de  consolation, Philippe leur propose une expédition contre le roi de Perse,
et les Grecs ne manquèrent pas de trouver admirable un projet qui  achevait de ruiner leurs affaires.
Mais Philippe fut assassiné au milieu de ses préparatifs (336.)
Philippe mort, les Grecs se crurent libres. Mais les ruines de  Thèbes où Alexandre n’épargna que la maison de Pindare leur
prouvèrent bientôt qu’ils avaient seulement changé de maître. Bon gré mal gré, il leur fallut donc mettre à la disposition d’Alexandre ce qu’il  exigea d’eux. Pour ce qui est d’Alexandre lui-même, vainqueur au  Granique (334), vainqueur à Issus (333), vainqueur à Arbelles (331), il  fausse ses conquêtes au nord jusqu’en Bactriane, au sud jusqu’aux Indes,et il vient mourir à Babylone (323) âgé de 32 ans.
Il suffit de jeter les yeux sur l’état des esprits en Grèce pour voir  que ce peuple avait besoin d’un maître. Alexandre et Philippe ne lui  avaient ôté que le droit municipal des guerres privées, et ils avaient  remplacé l’état de guerres perpétuelles par un état d’ordre et de paix.
C’était là un bienfait inappréciable. Mais ni Athéniens, ni Spartiates, ni  Thébains ne le comprirent. Ils se révoltèrent donc à la mort d’Alexandre  et si firent écraser par Antipator à Cranon (322). C’est alors que les deux  grands boute-feux de la Grèce, Démosthène et Hypéride, se donnèrent la  mort – Démosthène à Calaurie et Hypéride à Egine.
Quels éloges n’a-t-on pas fait, et de quels éloges ne comble-t-on  pas les Grecs de ctte époque célèbre! Démosthène va nous dire lui-même  ce qu’ils étaient et ce qu’ils valaient.
Au neuvième chapitre de sa troisième Philippique Démosthène  disait lui-même aux Grecs du haut de la tribune:
“Jadis c’était une chose grave que d’être convaincu de  corruption, et le coupable était puni avec la dernière rigueur, alors on ne
pouvait acheter ni des orateurs ni des généraux les occasions favorables,
alors on ne vendait ni la concorde qui doit régner entre les Grecs ni la  défiance où ils doivent être des tyrans et des barbares. De nos jours, tout cela se vend comme à l’encan. On porte envie à celui qui reçoit, on ne  fait que rire s’il avoue, on lui pardonne s’il est convaincu.” Et ailleurs au  dixième chapitre, le même orateur dit: “faut-il que nos reproches tombent  sur vous seuls lorsque les autres Grecs ne sont pas dans de meilleures  dispositions?”
Au quatorzième chapitre de sa quatrième Philippique,Démosthène jette encore ces mots à la face des Athéniens: “Toutes les
fois que l’occasion d’agir s’est présentée vous avez été vendus, et au lieu  de faire ensuite tomber le poids de votre colère sur ceux qui vous  trahissent, vous n’avez pensé qu’à goûter les charmes du repos et de la  mollesse.”
Alexandre étant mort, Antipator d’abord, Polysperchon ensuite  gouvernent la Macédoine pour Arrhidée, son frère, et pour Argos, son  fils posthume. Mais ensuite Cassandre s’empare du trône et met à mort  la fameuse Olympiade.
C’est alors que la Macédoine passe tour à tour sous le joug d’un  roi d’Epire, Pyrrhus, d’un roi de Thrace, Lysimaque, d’un prince Lagide,Ptolémée Cérannus, et de plusieurs chefs militaires: Maléagre, Antipater,
Sosthénes jusqu’à ce qu’Antigone Gonatas s’empare d’une couronne  (278) que sa famille gardera jusqu’à la conquête romaine (169).
C’est sous Gonatas de 281 à 278 que, divisés en plusieurs corps,les Gaulois danubiens envahirent la Macédoine, la Grèce et la Thrace. En  Grèce, ils pillèrent le temple de Delphes, en Macédoine ils pillèrent les  tombeaux des rois, en Thrace, ils assiégèrent Byzance. Appelés ensuite de Thrace en Asie par Nicomède, roi de Bithynie, ils reçoivent en  Phrygie pour prix des services rendus à Nicomède, la province de  Galatie, province d’où plus tard nous verrons surgir l’empire Ottoman.

(D’ETRE CONTINUE)

Jean-Claude Faveyrial

A propos du livre ‘Histoire de l’Albanie’

Jean-Claude Faveyrial semble avoir écrit beaucoup mais il laissa  peu de travaux publiés. On peut signaler à ce propos quelques livres qu’il  publia, surtout en langue bulgare, oeuvres maintenant très rares. Entr’eux  se trouvent un Manuel de politesse en bulgare (Constantinople 1858), des  Dialogues français-bulgares (Constantinople 1859) et un Grand  catéchisme raisonné à l’usage des Bulgares Unis en bulgare  (Constantinople 1862). Nous connaissons de sa plume aussi quelques  articles sur la situation à Monastir, sur la question bulgare et la liturgie  bulgare, et enfin une abondante correspondance.
Malheureusement, l’essentiel de son oeuvre considérable ne fut  jamais publié. Parmi ses manuscrits importants se trouvent en premier  lieu la présente Histoire de l’Albanie, mais aussi une Histoire valaque  (1891), une Histoire de la presqu’île d’Illyrie (s.d.), et un Catéchisme  valaque à l’usage des prêtres (1891).
C’était au début des années 1990 que l’auteur de ces lignes avait  entendu pour la première fois des rumeurs d’une grande Histoire de  l’Albanie. Le manuscrit, disait-on, se trouvait à Istanbul. Des recherches  à la Süleymaniye et dans d’autres archives de la métropole turque  n’ayant pas abouti, c’est plutôt le sort qui nous a dirigé au printemps de 1998 vers le collège Saint-Benoît à Karaköy, à quelques pas de la Corne  d’Or. Le collège français d’Istanbul occupe maintenant les locaux de la  maison de la Congrégation de la Mission Lazariste. Du manuscrit en  question on ne savait rien au collège, surtout que le dossier ‘Albanie’ et
la plupart des archives de la Congrégation avaient été rapatriés à Paris.
Enfin, le 20 septembre 1999, Père Yves Danjou, responsable pour les  archives de la Maison Mère de la Communauté des Missionnaires  Lazaristes à Paris, nous signala sa découverte par hasard de l’oeuvre la  plus importante de Faveyrial.
L’Histoire de l’Albanie de Jean-Claude Faveyrial fut écrite entre  les années 1884 et 1889. Le manuscrit, qui comporte 483 pages, est  l’oeuvre de plusieurs mains. On peut assumer alors que le Père Faveyrial  l’a dicté à ses assistants à Monastir. Il contient aussi des corrections et  des additions de la main de l’auteur. Malgré ces modifications, on a  l’impression que l’auteur n’avait pas tout à fait terminé son grand travail  et que, s’il avait eu l’occasion de publier son Histoire de l’Albanie, il  aurait fait encore certains changements et maintes corrections. Peut-être  aurait-il ajouté aussi quelques chapitres supplémentaires pour donner une
vision plus complète de l’histoire de cette région.
Quoiqu’il en soit, Histoire de l’Albanie de Jean-Claude Faveyrial  est une oeuvre de grande signification culturelle pour le peuple albanais.
Elle est la première oeuvre à tracer l’histoire entière de l’Albanie, de  l’antiquité jusqu’à la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Faveyrial,il faut le dire, n’avait pas une conception claire et précise des Albanais  en tant que nation et peuple comme on les connaît aujourd’hui. Son histoire est plutôt celle de la région sud-est-européenne avec ses diverses  populations, les Albanais bien sûr, mais aussi les Valaques du Pinde, les  Grecs, les Turcs et les Slaves. Ainsi l’Histoire de l’Albanie est plutôt une  histoire de toute la partie sud-ouest de la péninsule balkanique, y compris  non seulement l’Albanie actuelle, mais aussi l’Epire, le Monténégro et  la Macédoine entière. Le lecteur trouvera aussi des renseignements  importants sur l’histoire de l’église catholique aux Balkans, y compris  des détails intéressants sur l’histoire du patriarcat d’Ochride (1394- 1767).
L’oeuvre de Faveyrial reflète les connaissances de l’histoire des Balkans que l’on avait à son époque et, avant tout, la façon de l’écrire.
L’auteur paraît avoir utilisé toutes les grandes sources de l’histoire  balkanique parues jusqu’à ses jours: Aravantinos, Boué, Cantù, Dézobry  et Bachelet, Farlati, Hammer-Purgstall, Hécquard, Lavallée, Le Beau,
Lequien, Poirson et Cayx, et bien sûr le grand Pouqueville. Il était au  courant aussi des oeuvres de littérature albanaise, par exemple des  auteurs classiques du dix-septième siècle comme Budi, Bardhi (Bianchi) et Bogdani.
Bien qu’elle ne corresponde complètement aux besoins du lecteur contemporain ou de l’étudiant de l’histoire balkanique ou  ecclésiastique et bien qu’elle ne soit tout a fait fidèle dans les faits  comme on les connaît aujourd’hui après un siècle de recherches
supplémentaires, l’Histoire de l’Albanie de Jean-Claude Faveyrial est  une oeuvre pleine d’information et comprend maints détails que l’on ne  saura trouver ailleurs. Le lecteur remarquera dès le début que l’auteur  écrit son histoire avec passion et enthousiasme, mais qu’il n’échappe pas  aux valeurs et aux préjugés religieux et nationaux de son milieu et de son
époque. Faveyrial était prêtre catholique qui travaillait au coeur d’une  région orthodoxe de l’empire Ottoman. Les animosités évidentes qu’il  nourrit, par exemple, contre l’Orthodoxie grecque, et – il faut le dire – contre les Grecs en général, feront peut-être sourire le lecteur  contemporain. Qu’on lui pardonne ces excès qui servent aussi à illustrer  l’esprit de son époque.

SOURCE   livre ‘Histoire de l’Albanie’

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Job title: (f)PHELLOW OF SOPHIA Profession: RESEARCHER Company: ANTHROOPISMOS Favorite quote: "ITS TIME FOR KOSMOPOLITANS(=HELLINES) TO FLY IN SPACE." Interested in: Activity Partners, Friends Fashion: Classic Humor: Friendly Places lived: EN THE HIGHLANDS OF KOSMOS THROUGH THE DARKNESS OF AMENTHE
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