« Melpomène dans tous ses états. Le tragique hors de la tragédie dans la littérature latine » (VIc tel)


(EN CONTINUENT D’ 6/02/13)

En chantant sur scène des airs tragiques, Néron est ainsi tombé dans le ridicule et
l’indigne45, c’est‐à‐dire dans ce qui semble bien être l’opposé même du tragique.
Comme le rappelle Horace dans l’Épître aux Pisons, il convient de respecter le ton
propre à chaque oeuvre et il est choquant de raconter le festin de Thyeste dans des vers
dignes du brodequin46. Or ce problème de convenance, central dans la définition horatienne
des genres, est précisément celui que pose Néron (et que souligne Dion Cassius en
employant le comparatif « ἀτοπωτέρα ») : dans le but de concourir lors des Jeux en Grèce,
Néron, une lyre à la main, a laissé pousser ses cheveux, s’est rasé le menton, a porté des
masques, des tuniques sans ceinture, des chaussures à haute semelle, a été chargé de
chaînes47. Néron a du coup endossé un habit qui ne convient pas à la fonction d’empereur, et
qui partant ne semble pas pouvoir convenir à un tyran tragique. Comme le dit Apollonios de
Tyane dans l’oeuvre que lui consacre Philostrate, Néron, débarrassé du costume d’Auguste et
de Jules, revêt désormais celui d’Amébée et de Terpnus, des joueurs de cithare
contemporains de l’empereur : « τὴν Αὐγούστου τε καὶ Ἰουλίου σκευὴν ῥίψαντα
μεταμφιέννυσθαι νῦν τὴν Ἀμοιϐέως καὶ Τερπνοῦ48 ». Or l’on sait combien la question du
costume est centrale dans la définition de la tragédie et de la comédie.
Bien plus, Néron, avec sa voix faible et sourde, fait rire son auditoire ! Voici de fait le
commentaire de Dion Cassius sur la participation de Néron aux Juvénales :

[…] ἐκιθαρῴδησέ τε Ἄττιν τινὰ ἢ Βάκχας ὁ Αὔγουστος, πολλῶν μὲν στρατιωτῶν
παρεστηκότων, παντὸς δὲ τοῦ δήμου, ὅσον αἱ ἕδραι ἐχώρησαν, καθημένου, καίτοι
καὶ βραχὺ καὶ μέλαν, ὥς γε παραδέδοται, φώνημα ἔχων, ὥστε καὶ γέλωτα ἅμα
καὶ δάκρυα πᾶσι κινῆσαι49.

Dans la Vie d’Apollonios de Tyane de Philostrate de même on voit Ménippe dire que les
Grecs doivent se rendre en pouffant de rire aux jeux auxquels participe Néron, « ξὺν ὅλῳ
γέλωτι φοιτᾶν ἐς τὰς πανηγύρεις » ; le mot « γέλωτος » est également employé par
l’auteur du dialogue Néron ou le percement de l’Isthme50.
Néron, plutôt qu’un tyran tragique, est une parodie d’empereur. On ne s’étonnera
pas alors de le voir célébrer, à son retour de Grèce, une parodie de triomphe, entrant à Rome
sur le char qui avait servi autrefois au triomphe d’Auguste, la couronne olympique sur la
tête et la couronne pythique à la main51. Et pendant que Néron assume le rôle de citharède et
d’acteur, le rôle d’empereur, laissé libre, est joué par Tigellin, dont Philostrate nous dit qu’il
tenait en main le glaive de Néron52, ou à d’autres moments par Hélius, un affranchi de
Claude à qui Néron confia pendant sa tournée en Grèce le gouvernement de Rome et qui,
nous dit Dion Cassius, cherchait à imiter les Césars, là où le descendant d’Auguste cherchait
à imiter les citharèdes et les tragédiens53. Si Néron, au niveau de l’histoire racontée, chausse
le cothurne, c’est chaussé de brodequins qu’il apparaît au lecteur.
Ces éléments nous invitent à nuancer la conception tragique que l’on a
habituellement du règne de Néron. A. Foucher54 admet d’ailleurs que les références aux
tragédies de Sénèque qui parsèment manifestement le récit tacitéen de la mort d’Agrippine et
dont la liste a été dressée par C. Monteleone55 ont pour effet de révéler la petitesse et la
lâcheté de Néron et de faire tomber le récit non dans la tragédie, mais dans la tragicomédie56.
Pour citer un mot de J. Gaillard : « Dans l’imaginaire culturel, la clique julio‐claudienne a des airs de Dallas. Avec le même escamotage du tragique par le romanesque (noir).

Dans le temps du mythe, les Atrides trempaient leur destin dans la passion du
pouvoir royal ; l’histoire du principat est celle d’un compromis hypocrite, inauguré par
Auguste, jalonné de démesures dont la pire est l’adulation effrénée du Sénat envers les
détenteurs d’une monarchie, en fin de compte, concédée. […] Pas de tragique possible dans
cet univers où la bassesse est nécessaire, suffisante et acceptée57 ».
Si tragédie il y a, il s’agit donc d’une forme de tragédie pervertie, d’une forme
d’hilarotragédie ou de drame satyrique peut‐être. En tout cas, si Néron est bien le
protagoniste d’une pièce, il s’agit d’une mauvaise pièce. Le récit étrange et quelque peu
déroutant de la mort d’Agrippine est tout à fait significatif à cet égard. Voici, et nous
reprenons là le récit de Tacite, le plan, « ingenium »58, que propose l’affranchi Anicetus : un
navire sera aménagé de façon à ce qu’une partie se disloque artificiellement, « per artem », en
pleine mer, précipitant ainsi Agrippine dans les flots ; on fera croire à un accident et le drame
se terminera par des manifestations de piété filiale et l’élévation d’un temple en l’honneur de
la défunte. Mais rien ne marche comme prévu : la mer est trop calme pour rendre le naufrage
plausible ; lorsque le plafond de la pièce où se trouve Agrippine s’effondre (étrange ajout
dans le scénario que cet élément qui ne figure pas dans le plan d’Anicetus tel que l’a décrit
Tacite59) cette dernière est protégée par les montants du lit, le navire tarde à se disloquer, les
matelots qui ne font pas partie du complot gênent la manoeuvre des conjurés, on tente alors
de faire chavirer l’embarcation en se portant tous du même côté, là encore on s’y prend mal,
bref Agrippine s’en sort, comprend qu’elle est la victime d’un coup monté et décide à son
tour de jouer dans la pièce en feignant (on trouve chez Tacite l’expression « securitate
simulata60 ») de ne rien avoir compris. Car c’est bien d’une pièce qu’il s’agit : chez Tacite
comme chez Dion Cassius en tout cas l’épisode est clairement mis sous le signe du théâtre.

Ainsi, dans les Annales, lorsqu’Agrippine, sortie indemne du naufrage, se remémore la scène,
c’est le terme « machinamentum », « machinerie », allusion probable à un artifice théâtral, qui
lui vient à l’esprit61. Dion Cassius va plus loin : selon l’historien grec, c’est en voyant au
théâtre, « ἐν τῷ θεάτρῳ », une embarcation s’ouvrir toute seule et laisser s’échapper des
animaux, que les meurtriers eurent l’idée de construire un navire de ce type62 ; et plus loin
l’historien ajoute que la mer refusa d’être complice de la tragédie qui s’apprêtait à se
produire sur elle, « οὐ γὰρ ἤνεγκεν ἡ θάλασσα τὴν μέλλουσαν ἐπ´ αὐτῇ τραγῳδίαν
ἔσεσθαι63 ». Citons, à nouveau, J. Gaillard64 : « Le meurtre d’Agrippine a été conçu à l’image
d’une féerie scénique, mais le spectacle dérape, l’illusion s’avère injouable : grotesque, cette
nef des fous où chacun oublie son rôle ». On assiste ainsi à une tragédie ratée.
Des conclusions similaires ont été tirées au sujet du récit tacitéen de la conjuration de
Pison, récit qui occupe les vingt sept derniers chapitres du livre XV des Annales et dont
A. J. Woodman65 a montré qu’il est tout entier placé sous le signe du théâtre : les conjurés
apparaissent en effet comme des acteurs se proposant de représenter, lors d’une nouvelle
tragédie prétexte, le meurtre de César des ides de mars 44, avec dans le rôle de Casca le
sénateur Scaevinus66, qui sera trahi par son affranchi Milichus67, autrement dit « le Doux »,
nom qui est en opposition totale avec la fourberie et l’ingratitude du traître qui le porte (or
les jeux ironiques sur le nom des personnages sont un ressort connu de la comédie). Mais
comme pour le meurtre d’Agrippine, là encore la pièce jouée rate et le complot est
découvert : n’est pas acteur qui veut et les conjurés, comédiens amateurs, devront s’incliner
face à Néron, histrion chevronné.
À côté de ces exemples de tragédies manquées, on trouve une comédie sentimentale,
un vaudeville presque : il s’agit de l’épisode des amours de Néron, de Poppée et d’Othon.

Voici l’intrigue telle que nous la rapporte la plupart des historiens antiques68 : Néron tombe
un jour éperdument amoureux de la belle et débauchée Poppée, alors mariée à un certain
Crispinus. Néron, qui est alors marié à Octavie et craint beaucoup Agrippine, ne peut encore
déclarer sa passion au grand jour et confie donc sa maîtresse, que l’on a au préalable poussée
à divorcer, en dépôt à son ami Othon, en attendant d’être débarrassé d’Octavie. Mais Othon,
mari factice de Poppée, prend tellement son rôle au sérieux qu’il finit par tomber à son tour
éperdument amoureux de Poppée. Le voilà donc qui refuse de rendre Poppée à Néron et qui
ferme même sa porte à l’empereur : ce dernier, pour recouvrer son dépôt, envoie alors Othon
en Lusitanie. Un jeune amoureux, une courtisane minaudant, un entremetteur, un rival, sur
fond d’amours contrariées et de complications sentimentales diverses, les ingrédients d’une
bonne comédie sont là. L’histoire est d’ailleurs qualifiée de « farce », « mimum », par Suétone
dans sa Vie d’Othon69.
Bien entendu, on ne tombera jamais pleinement dans la comédie : il en va quand
même du destin de Rome, et des vies humaines sont en jeu. Tacite dans les Annales introduit
ainsi l’épisode des amours de Poppée et de Néron en disant qu’il fut le début de grands
malheurs pour l’État, « magnorum rei publicae malorum initium70 » (c’est en effet l’emprise de
Poppée sur Néron qui entraînera la mort d’Agrippine et celle d’Octavie). Apollonios de
Tyane, s’il se moque des prétentions artistiques de Néron, déclare d’un autre côté qu’il y a là
le sujet de nombreuses Iliades et que la tournée de l’empereur en Grèce va faire peser sur les
peuples de grands dangers, car ils verront leurs femmes et leurs enfants outragés par les
pourvoyeurs des infâmes plaisirs du prince et seront accablés d’accusations, pour peu qu’ils
aient ri pendant les prestations de Néron ou omis de sacrifier pour que l’impérial histrion fût
en voix71. Néron, en reprenant comme on l’a vu les amusements nocturnes d’Antoine mis par

 

FIN

Laurie Lefebvre ,

L.L. est l’auteur d’une thèse de doctorat intitulée La Genèse de la légende de Néron,
ou la naissance d’un monstre dans la littérature latine et grecque des premiers siècles. Ses recherches portent
sur l’historiographie antique, les procédés de réécriture de l’Histoire, les représentations du pouvoir
impérial. Elle est actuellement professeur de lettres classiques au lycée Colbert de Tourcoing.

Plutarque sous le signe de la comédie, leur donnera un tour plus violent puisqu’il ne s’agira
plus seulement de railler et de plaisanter les passants mais de les agresser et de les frapper.
Et Dion Cassius, dans un des passages précédemment cités72, ajoute à côté de « γέλωτα » le
terme « δάκρυα ».
Le tragique, dans le portrait de Néron, indéniablement, est partout : ce qui ne doit pas
nous amener à négliger les éléments, nombreux, qui font glisser Néron vers la comédie73.
Néron, mi‐empereur mi‐histrion, mi‐homme mi‐femme, mi‐effroyable mi‐ridicule, est une
figure complexe au contact de laquelle les genres montrent leurs limites : d’un côté l’Octavie,
qui est parvenue à rester dans le cadre générique de la tragédie mais au prix du sacrifice
d’une partie importante de la figure de Néron ; de l’autre l’historiographie qui, pour s’être
voulue plus exhaustive, s’est mêlée de fables, de tragique, de comique aussi. Ainsi la vie de
Néron dépasse chaque fois le cadre strict des genres qui ont essayé de la conter. Néron, on l’a
vu, est une figure ἄτοπος, peut‐être une des réalisations les plus parfaites, finalement, du
monstrum d’Horace.

 

NOTES

45 Tacite multiplie, à l’occasion des évocations des prétentions artistiques de Néron, les termes
signifiant la honte, foedus, foedare, pudor, dedecus, flagitium, dehonestari, deformitas, inhonestus (Ann., XIV,
14, 1‐3 ; 15, 1 ; XV, 65 ; XVI, 4, 1 et 4 ; 5, 1).
46 Hor., Ad Pis., 86‐92.
47 DC., LXIII, 9 ; 22. Sur la question des masques, voir aussi Suet., Ner., 21, 4.
48 Philostr., V. Ap., V, 7.
49 DC., LXI, 20, 2 : « Auguste chanta sur la lyre un Attis ou les Bacchantes, tandis que de nombreux
soldats se tenaient auprès et qu’étaient assis autant de gens du peuple que pouvaient en accueillir les
sièges ; lui‐même cependant avait une voix, d’après la tradition, faible et sourde, si bien qu’il
provoqua chez tous à la fois le rire et les larmes ». Sur la voix grêle de Néron, cf. Suet., Ner., 20, 2.

50 Philostr., V. Ap., V, 7 ; Ps.‐Luc., Ner., 7.
51 Suet., Ner., 25, 1.
52 Philostr., V. Ap., IV, 42 : Τιγελλῖνος γάρ, ὑφ’ ᾧ τὸ ξίφος ἦν τοῦ Νέρωνος.
53 DC., LXIII, 12, 2. Hélius est nommé également par Suétone (Ner., 23, 2).
54 FOUCHER 2000, p. 795 et 797.
55 MONTELEONE 1975, p. 302‐306.
56 Ainsi, si Agrippine, en s’exclamant au moment de mourir « uentrem feri » (Tac., Ann., XIV, 8, 5 ; voir
aussi DC., LXI, 13, 5), reprend les accents de Déjanire désespérée et enjoignant son fils Hyllus de
percer le flanc qui l’a porté dans Hercule sur l’OEta (Ps.‐Sen., Herc. OEt., 991‐1000), il convient de noter
les dissemblances contextuelles entre les deux situations : là où Déjanire s’adressait à Hyllus résolu à
empêcher sa mère de mourir, Agrippine parle au centurion envoyé par un fils cherchant à tuer sa
mère par tous les moyens mais n’ayant pas le courage d’accomplir lui‐même le forfait. De même, si les
termes employés par Tacite pour évoquer la déification d’Agrippine, « additurum principem defunctae
templum » (Tac. Ann., XIV, 3, 3), rappellent ceux utilisés dans Hercule sur l’OEta pour désigner la
déification du héros, « nouumque templis additum numen » (Ps.‐Sen., Herc. OEt., 1982), dans le cas  d’Hercule le temple est un symbole de piété, alors que dans celui d’Agrippine il est une marque d’hypocrisie.
57 GAILLARD 1993, p. 146.
58 Tac., Ann., XIV, 3, 3.
59 Suétone (Ner., 34, 2) rattache l’idée du plafond censé s’écrouler sur Agrippine à un autre plan, prévu
pour être mis à exécution dans la demeure même d’Agrippine mais auquel les meurtriers renoncèrent
parce que le secret fut mal gardé. D’après Suétone toujours, pour ce qui est du plan du navire truqué,
ce n’est pas par le plafond de la pièce où elle se trouve qu’Agrippine est censée être écrasée, c’est par
la chute du pont. Sur les incohérences du récit tacitéen du naufrage, voir MARTIN 1999, p. 80‐81.
60 Tac., Ann., XIV, 6, 3. Voir aussi DC., LXI, 13, 4.

61 Tac., Ann., XIV, 6, 1. A. Foucher note que si le terme « machinamentum » n’est attesté au sens de
machinerie théâtrale que dans ce passage de Tacite, le mot cependant dont il dérive, machina,
comporte de nombreuses attestations où il fait référence au monde du théâtre (FOUCHER 2000, p. 794).
62 DC., LXI, 12, 2.
63 DC., LXI, 13, 3.
64 GAILLARD 1993, p. 148‐149.
65 WOODMAN 1998, p. 190‐217.
66 Scaevinus, réclamant le premier rôle dans l’exécution du meurtre, emploie ainsi une expression
empruntée au monde du théâtre : « primas sibi partes expostulante Scaeuino », rapporte Tacite (Ann., XV,
53, 2). Sur « partes » au sens de « rôle », voir Ter., Phorm., 27 ; Heaut., 1 ; 10 ; Cic., Caecil., 15, 48.
67 Tac., Ann., XV, 54, 4.

68 Suet., Oth., 3 ; Tac., Hist., I, 13, 3 ; Plut., Galb., 19 ; DC., LXI, 11, 2. D’après Plutarque, c’est même
Othon qui fut chargé de séduire Poppée et de la pousser au divorce. Dans les Annales Tacite rapporte
une autre version des faits, à l’intrigue moins compliquée : Poppée était la femme d’Othon ; ce dernier
en vanta imprudemment la beauté et les charmes à Néron, qui tomba amoureux de la jeune femme ;
Néron se débarrassa du mari gênant en l’envoyant en Lusitanie (Ann., XIII, 46).
69 Suet., Oth., 3, 4.
70 Tac., Ann., XIII, 45, 1.
71 Philostr., V. Ap., V, 7 : Πολλαὶ σοι δόξουσι θεατῶν Ἰλίαδες περὶ τοὺς Ἕλληνας εἶναι, « il y aura
chez les Grecs, à ce qu’il te paraîtra, de nombreuses Iliades pour les spectateurs ». Sur la surveillance
militaire des spectateurs pendant les représentations de Néron, voir Tac., Ann., XIV, 15, 4 ; XVI, 5 ;
Suet., Ner., 23, 3 ; DC., LXIII, 15, 2‐3. Sur les multiples exactions et crimes commis par Néron lors de sa
tournée en Grèce, voir DC., LXIII, 11.

72 Cf. supra, n. 49.
73 La figure de Néron donnera d’ailleurs lieu à des traitements comiques : citons, par exemple, le film
franco‐italien de Steno Les Week‐ends de Néron, sorti en 1956.

 

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SOURCE  MOSAIQUE  revue des jeunes chercheurs en Sciences de l’Homme et de la Societe

About sooteris kyritsis

Job title: (f)PHELLOW OF SOPHIA Profession: RESEARCHER Company: ANTHROOPISMOS Favorite quote: "ITS TIME FOR KOSMOPOLITANS(=HELLINES) TO FLY IN SPACE." Interested in: Activity Partners, Friends Fashion: Classic Humor: Friendly Places lived: EN THE HIGHLANDS OF KOSMOS THROUGH THE DARKNESS OF AMENTHE
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