a l’aède, mon ami ! avec la poesie (B)


infortuné poète

Infortuné poète, dont les pas mènent nulle part.
Je t’ai croisé un jour en un chemin, au hasard,
Où j’errais sans but, l’âme tourmentée, blessée.
Foule hagarde où se sont croisés nos regards.
Vifs instants inoubliables, furtif moment d’étrangeté.
Brèves bribes de tendresse passées qui m’égare.
De toutes parts, j’erre, le cœur, de regrets, accablé.
Infortuné poète, sans devises, sans papiers,
Aux biens vains poèmes qui riment sans fin,
Aux vaines passions qui ne riment à rien.
Mon cœur gît là, déchiré, d’amour piétiné.

le rossignol de mon gardien

Au petit matin, le rossignol de mon gardien,
Joyeux, chante pour saluer l’astre divin.
Ses sifflements jolis reprennent au crépuscule,
Du grincement, accompagnés, de roues minuscules.
Roucoulements de gros pigeons bien incrédules.
Gaiement, l’homme chantonne un air lusitanien
Tout en bousculant ses poubelles l’air de rien.

la fille de la lune

Fière fille de la lune,
Ecris ta belle fortune,
En ton cœur cachée,
Et efface en vers rimés
Toute tristesse inopportune.

intense et bref amour

Bref
Amour, fugace,
Emporté tel une nef
Dans une tempête de remords tenaces,
Et recouverte de l’écume de regrets sans fin.
Les sentiments partaient en lambeaux, jour après jour.
L’affection la plus tendre eût un bien triste destin,
Se métamorphosant peu à peu en désamour,
Ponctuée de dures paroles sans détour,
Me transperçant les entrailles,
Telles une mitraille.

noble tristesse

Quoi de plus noble pour un poète
Que de provoquer chez ses lecteurs émotions et sentiments.
Quoi de plus normal pour un poète
Que de dépérir sans fin de ses propres tourments,
Tel un fantôme perdu, maudit et errant.

noire vestale

Ses longs doigts fins d’onyx ornés faisaient rêver à de tendres étreintes.
Mais l’âme de la vestale, consacrée à de bien ordinaires bacchanales,
Malgré une idyllique figure de déesse antique, était noire et infernale.
Implacable et cruelle, si semblable à ce vil monde aux lueurs éteintes,
Néfaste nixe qui crut m’emporter, perdu à jamais, dans une eau abyssale.
Mon cœur fragile en fut blessé, mais ses tristes visées jamais atteintes.

un doux tapis de mimosa

Délicatement, lorsque sur le tapis de mimosa éclatant,
Je la couchai avec les gestes du plus doux des amants,
Pour la cueillir à son tour, telle une belle rose d’Ispahan.
Alors, le casque léger de sa longue chevelure d’argent
S’étala sous l’effet de mes baisers les plus brûlants.

correspondances poétiques

Une petite fleur s’épanouissait en écrivant des poèmes de lumière.
Le poète fut ému et ébloui de tant de sentiments extraordinaires.
Bel échange poétique, me réjouissant
D’un être si sensible à mon écriture,
Et qui m’inspire tant et si joliment.
Je t’offre mes vers telle une parure
Dont je ceins avec bonheur ton front fier,
De mon audace, n’en sois pas si sévère.
De ces petites fleurs inspirées,
J’en hume la senteur, enivré
Par la splendeur et charmé
De leurs vers d’amour brodés.
Comment ne pas être inspirer par de si merveilleuses muses ?!!!
Ni mon esprit léger, ni mes sens aiguisés ne s’en abusent.
Le sage poète réponds en vers à ton attente et s’en amuse.
Ravi de trouver un joli esprit rieur,
Les mots viennent au rimailleur,
Par vagues, en rythme, plaisant labeur.
Merci, chère Célia, du fond du cœur.
Bercé par la musique sidérale, j’écris et je m’immerge dans l’espace profond, traversé par de gigantesques vagues de plasma et d’ondes cosmiques. Je me laisse porter par elles et les mots s’écoulent jusqu’à toi en virevoltant en nuées magiques. Je m’imagine tes yeux brillés à la lueur de ton écran, et étincelés par l’émotion ressentie à la lecture de mes vers.

divin espoir

Esclave, j’étais.
Courbé, défait,
Si bien tenaillé,
Si fort enchaîné,
Tourmenté de souffrance,
Privé de toute espérance.
Délivré du souffle odieux,
Transfiguré tel un dieu,
Je navigue dans le néant,
L’oubli. Heureux, dérivant,
Sans souvenir inopportun
Des blessures d’aucuns.

mon cœur, à ta pensée

“Tout est gelé, sauf mon cœur, à ta pensée !”

le poète maudit

Fragile et sensible, mais faible non pas.
Habile, le poète sublime ses émois.

le silence et la détresse

Oh muse silencieuse, de ton mépris le présent
Tresses-en des lauriers faits de petites fleurs
De bruyère, trempés dans l’huile d’oliban,
Et honore l’âme morte du poète en pleurs,
Le cœur défait, dérivant en un désert d’acide inondé,
Aux vagues chaudes, douces et traîtesses.
Le ressac de cette mer délétère donne nausée
Et vertiges, l’engloutissant dans sa détresse.

a l’aède, mon ami !

Tel Calliope et sa belle lyre,
Tu déclames tes doux délires,
En pianotant tel un satyre.
Sons que je ne saurais ouïr,
Tel Ulysse, mes ouïs clos de cire.

© Michel Kisinis

jsq18.10.09

SOURCE  http://www.kisinis.ch/

About sooteris kyritsis

Job title: (f)PHELLOW OF SOPHIA Profession: RESEARCHER Company: ANTHROOPISMOS Favorite quote: "ITS TIME FOR KOSMOPOLITANS(=HELLINES) TO FLY IN SPACE." Interested in: Activity Partners, Friends Fashion: Classic Humor: Friendly Places lived: EN THE HIGHLANDS OF KOSMOS THROUGH THE DARKNESS OF AMENTHE
This entry was posted in POECIA=ΠΟΙΗΣΗ and tagged , , . Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Please log in using one of these methods to post your comment:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.