LA POLITIQUE COLONIALE DE CESAR EN ESPAGNE ENJEUX DES RESSOURCES NATURELLES ET COLONISATION DANS LA GUERRE CIVILE . 49-44 AVANT J.C.(introduction c)


(suite de  10/02/09)

Afin de comprendre les circonstances de la création des premières clientèles pompéiennes, on doit remonter à la première guerre civile [34] . L’épisode du contrôle des provinces ibériques par Q. Sertorius, partisan de Marius qui lui survécut et tint tête à l’oligarchie sénatoriale restaurée par Sylla, est incontournable pour comprendre le contexte des années 70 à 44 en Espagne. Cet aspect est étudié essentiellement par A. Schulten, à qui l’on doit, par ailleurs, une biographie de Sertorius [35] . Signalons également pour appréhender l’aspect évènementiel de l’épisode sertorien l’étude de P. O. Spann [36] . La question de la colonisation romaine césarienne en Espagne a été étudiée par Garcia y Bellido [37] . Une étude exhaustive des fondations romaines fut réalisée à partir d’une analyse littéraire et épigraphique mais négligeant, forcément les récents résultats archéologiques. J. M.Blasquez [38] envisageait, quant à lui, une ouverture vers l’étude de la romanisation à travers la question des municipes et des colonies fondées par César et Auguste. Il considérait déjà qu’à la fin de la République les provinces ibériques étaient plus romanisées que d’autres provinces comme l’Afrique en raison de la présence des zones minières qui nécessitaient des travaux d’aménagement et le maintien d’importantes troupes. Néanmoins les travaux de C. Domergue, que nous exposerons plus loin, en la matière complètent considérablement, grâce à l’évolution des techniques de fouilles, les résultats que l’on peut tirer à partir de la même hypothèse : la nécessité pour Rome d’implanter des éléments institutionnels de contrôles (praesidia, municipia et coloniae) pour faciliter et sécuriser l’exploitation économique. M. A. Marin Diaz [39] a tenté d’établir une périodisation suivant l’évolution de la politique de colonisation du monde romain pendant la période précédant l’arrivée de César. L’importance de l’enjeu économique de la péninsule ibérique apparut bien avant le Ier siècle. G. Garcia Chic [40] avait démontré que l’implantation carthaginoise, après la perte d’influence en Sicile et en Sardaigne après la première guerre punique, dans la vallée de l’Ebre était motivée par une volonté de faire renaître la puissance économique et militaire de la cité punique, les richesses minières n’y étant évidemment guère étrangères. N. Dupré [41] allait également dans ce sens en analysant la politique des Scipions vis-à-vis des tribus installées dans la vallée de l’Ebre. Il s’agissait dès lors des prémices d’un réseau clientélaire entre une gens et des communautés indigènes. Les zones minières représentaient sans doute l’une des raisons du contrôle de la région par les Romains. Les études de C. Domergue, plutôt d’ordre archéologique, traitant des différents aspects des exploitations minières de la péninsule [42] pourront nous renseigner sur la question de ces ressources naturelles. Nous avons des raisons de penser que l’enjeu des ressources constituait une motivation à mieux contrôler la péninsule, soit au moyen de la colonisation sur une longue période, soit en la considérant comme un enjeu stratégique sur une courte période de crise, ce qui est le cas pour la période qui nous intéresse.

Concernant le dernier aspect environnemental, nous nous fonderons sur les travaux qui permettent de retracer la transformation du paysage à la fois en fonction des installations coloniales et des ressources naturelles.

Dans l’article de C. Domergue et de G. Hérail [43] , on constate l’intérêt pour notre domaine de coordonner des nouveaux modes d’études techniques archéologiques avec les études classiques des sources. Il y est question de l’utilisation de la photographie aérienne oblique en archéologie et géomorphologie minières ; il y est question des mines d’or romaines du nord-ouest de l’Espagne. Bien que ce ne soit qu’à l’époque augustéenne que cette région entre dans les territoires contrôlés par Rome, on peut signaler cette étude qui propose une méthode d’approche pour approfondir notre champ de recherche dans une perspective, si l’on peut dire, plus large.

L’exploitation des gisements aurifères du Nord-Ouest de la Lusitanie a commencé au plus tard dans le courant du Ier  s. et l’usage traditionnel du sol a permis ensuite une conservation exceptionnelle des structures minières : réseau hydraulique, excavations résultant de l’extraction du minerai, zones d’évacuation et d’accumulation des déblais. Dans la zone d’El Cabaco, l’étude du site de Fuente de la Mora se révèle éclaire sur le rôle de ces mines dans la restucturation territoriale du secteur et dans l’exploitation de ses ressources. L’étude de M. Ruiz del Árbol et de F. J. Sánchez-Palencia [44] est également conduite à partir de photographies aériennes, de relevés topographiques et des données de plusieurs sondages. Par ailleurs, le lien entre les exploitations minières et l’organisation des réseaux hydriques a été également analysé par C. Domergue [45] concernant les mines de Lusitanie.

Comme on peut le constater, la question des ressources minières, à travers les études techniques, peut sans doute être liée à une volonté d’occupation de territoire, au moyen, par exemple, de la colonisation.

La colonisation césarienne en Espagne, de 49 à 44 avant av. J.-C., s’est-elle déroulée en fonction d’enjeux environnementaux ? La gestion des ressources naturelles, comme les richesses minières, a-t-elle motivé l’implantation de colonies dans des zones d’importance stratégique majeure ?

La problématique qui guidera notre étude consiste à déterminer quelles sont les données environnementales à laquelle est liée, si cela est toutefois le cas, la colonisation romaine en Espagne. Comme nous l’avons déjà constaté, le nombre de colonies fondées sur l’initiative de César est remarquablement important dans la péninsule ibérique. Quelles peuvent être les raisons d’une telle organisation ? En quoi consiste la colonisation d’un point de vue juridique et géostratégique ?

Pendant la guerre civile, ces zones représentaient également un enjeu de contrôle pour les factions protagonistes comme nous tâcherons de le montrer. Quels sont les éléments environnementaux et politiques qui motivèrent l’implantation de colonies romaines par César à l’époque de la seconde guerre civile de 49 à 44 avant av. J.-C. ? En quoi consiste précisément d’un point de vue politique, économique et social la colonisation d’un site à l’époque césarienne ?

On a pu remarquer précédemment, de par ce que l’on sait de la colonisation césarienne, que le nombre de colonies fondées par César en Espagne est nettement plus important que celui des colonies fondées dans le reste de l’espace méditerranéen. On peut émettre l’hypothèse suivante : la gestion des richesses minières serait à l’origine de l’implantation de ce grand nombre de colonies. Elles sont situées dans des zones d’importance stratégique. On remarque que plusieurs colonies césariennes comme Iulia Victrix Triumphalis Tarraco, Iulia Victrix Carthago Noua, et plus spécifiquement Iulia Romula Hispalis sont situées d’une part au carrefour de plusieurs réseaux routiers [46] et d’autre part dans des zones portuaires. Dans le contexte de la seconde guerre civile, le contrôle des ressources naturelles espagnoles pouvait sans doute s’avérer un enjeu d’importance.

Il serait fort peu original de préciser que la plupart des sources littéraires que nous étudions en histoire ancienne sont peu fiables de par la partialité de leurs auteurs ainsi que de par les liens de ceux-ci avec le pouvoir. Certaines informations, étant donné les enjeux politiques au moment de leur rédaction, ont pu disparaître. Néanmoins une rigueur d’analyse des textes comparés à des données vérifiables sur le terrain comme l’archéologie et les données environnementales par l’étude des cartes peuvent nous renseigner sur les conditions environnementales [47] .

Tâchons donc de présenter, en premier lieu, les sources littéraires classiques [48] . En ce qui concerne les sources contemporaines des évènements entre 49 et 44 avant av. J.-C., nous disposons en tout premier lieu des écrits de César (100-44 avant av. J.-C.) lui-même. On y trouvera des indices des enjeux géostratégiques qui déterminent la colonisation. Les trois livres du Bellum Ciuile ou Commentarii de bello ciuili semblent écrit par César lui-même. [49] On consultera également le Bellum Alexandrinum qui porte sur les évènements en Espagne durant la campagne en Orient ainsi que le Bellum Hispaniense dont les auteurs ne sont pas clairement déterminés.

Parmi les autres sources contemporaines qui nous renseignent sur le contexte le corpus cicéronien est incontournable. Ciceron (106-43 avant av. J.-C.), orateur d’exception, a mis par écrit la plupart de ses discours, ce qui représente une source d’information non négligeable sur les problèmes juridiques et politiques de la fin de la République. Les discours Contre la loi agraire (De Lege agraria), où il s’opposa au projet agraire de P. Servilius Rullus pour distribuer des terres aux proletarii, plèbe urbaine de Rome, témoigne du contexte de la législation agraire à la fin de la République ainsi que sur les modalités juridiques et pratiques d’une fondation coloniale. Nous utiliserons également de façon plus ponctuelle d’autres discours qui peuvent nous renseigner soit sur la situation en Espagne soit sur la question de la colonisation césarienne comme les Philippiques. Une autre source cicéronienne est essentielle pour la période ; il s’agit de la Correspondance (Ad Familiares, écrites à ses amis, et Ad Atticum, à son ami le plus proche). Dans ses correspondances on trouvera de nombreuses informations précises sur certaines situations en Espagne notamment pendant la guerre civile. Cette source, plus que les autres, est à utiliser avec grande précaution, d’une part car il s’agit d’une source évidemment partiale et d’autre part car les renseignements sur lesquels se fonde parfois l’auteur sont erronés étant donné les difficultés de communications aggravées par la guerre civile. On peut également penser qu’avant la publication de ces correspondances [50] , une certaine censure fut appliquée à ces correspondances. On trouvera donc difficilement certains éléments pouvant compromettre d’une façon ou d’une autre l’image augustéenne.

On dispose également de sources plus tardives sur lesquelles nous nous fonderons concernant la partie environnementale de notre étude.

Le géographe et historien grec Strabon (64 av. J.-C.- 24 ap. J.-C.) acheva d’écrire sa Géographie sans doute en 7 av. J.-C. ; cette longue et précieuse étude est destinée avant tout aux hommes politiques comme il le précise lui-même. Sa Géographie s’appuie sur les travaux d’Erathostène de Cyrène (vers 285 – vers 194 av. J.-C.) dont seules des citations nous sont parvenues. Le Livre III de la géographie de Strabon nous intéressera puisqu’il porte sur les provinces ibériques à travers la morphologie des territoires et les colonies qui s’y trouvent.

On sait peu de choses sur Pomponius Mela sinon qu’il fut l’auteur, vers l’an 43 ap. J.-C., sous le règne de Claude, du plus ancien ouvrage latin de géographie qui nous soit parvenu. Le De chorographia nommé également De situ orbis sera pour notre étude une source précieuse à travers les descriptions très détaillées des pays, principalement de l’Espagne, d’autant plus fiable que notre auteur en est lui-même originaire.

Pline l’ancien (23-79 de notre ère), dans sa Naturalis Historia, nous apporte des informations précieuses et multiples, ce qui reflète l’intérêt exceptionnel de l’auteur pour toute forme de connaissance, sur certains éléments de notre étude. Plus précisément, les Livres III à VI traitent de la géographie et de l’ethnographie de l’Europe et les livres XXXIII à XXXVII des métaux et des pierres ; ces deux domaines nous apporteront des renseignements utiles sur ce que l’on savait, à cette période, des traitements de métaux.

Nous disposons également de sources historiques tardives qui nous permettront de relever les données politiques et géopolitiques de la colonisation césarienne.

Le Divius Iulius de Suétone (né vers 70 de notre ère), première des Vies des Douze Césars, retrace la vie du « divin » ancêtre des Julio-Claudiens. Suétone a non seulement puisé dans les écrits de ses prédécesseurs tel que Nicolas de Damas et Asinius Pollion, mais aussi dans les documents officiels, auxquels il avait accès de par sa charge de secrétaire ab epistulis confiée par Hadrien, tels que les acta senatus.

La Vie de César par le Grec Plutarque est plus une vision morale qu’un récit historique, intention qu’il expose dans l’introduction aux Vies d’Alexandre et de César. Il s’inspire des auteurs contemporains ou relativement contemporains des faits qu’il cite dans son récit tels Oppius, César, Tite-Live, Strabon, Tanusius, et surtout Asinius Pollion. Il semble donc s’être inspiré essentiellement d’auteurs latins mis à part Strabon qu’il ne cite qu’une fois.

Le récit d’Appien sur Les Guerres civiles à Rome laisse l’impression d’être constitué d’une juxtaposition de plusieurs sources, disparues aujourd’hui, dont ce Grec d’Alexandrie devait disposer telles que les précieux écrits d’Asinius Pollion. On peut supposer qu’il s’est également inspiré des auteurs précédemment cités, tels que César sur lequel il se fonde sans doute dans son récit sur la Gaule, ou encore Oppius ou Tite-Live.

Dion Cassius (vers 150 – 235 ap. J.-C.) est un consulaire, proche du pouvoir impérial. Il écrit bien plus tard que les auteurs précédemment cités une histoire en grec : l’Histoire Romaine dont on consultera les livres 36 à 41 pour la période qui nous intéresse.

Nous nous fonderons également sur certaines études numismatiques sur lesquelles furent établies des analyses critiques des frappes monétaires de la période 49-42 av. J.-C. [51] .

Une autre source remarquablement précieuse pour le contexte espagnol est la loi d’Urso ou Lex Coloniae Genetiuae. Le texte fut édité à plusieurs reprises [52] . Le texte qui nous est parvenu est incomplet et gravé tardivement, à l’époque flavienne. Une critique plus approfondie de cette source fera l’objet d’un exposé dans la seconde partie de ce mémoire. Il nous permettra d’apporter un état de la question concernant le premier aspect fondamental de la colonisation : la fondation.

Notre mémoire sera organisé en deux parties.

En premier lieu, nous tâcherons d’exposer le contexte politique des campagnes de César durant la guerre civile en prenant en compte le facteur économique, qui représente, semble-t-il, l’un des enjeu des stratégies pompéienne et césarienne. Nous étudierons également ce que l’on sait des colonies fondées par César en Espagne et de la disposition de ces colonies en fonction des enjeux environnementaux.

En second lieu, nous envisagerons un aspect plus juridique et politique ; la question de la fondation d’Urso. Notre source principale sera la Lex Coloniae Genetiuae. On tâchera d’y discerner les éléments qui peuvent nous permettre de dater la loi, en déterminer quels sont les arguments qui nous permettent de l’attribuer à César, ainsi que le processus juridique romain qui permet d’implanter une colonie dans cette période de changements institutionnels profonds. Nous aborderons également ce que l’on sait de la législation agraire césarienne à travers quelques cas.

(ETRE CONTINUE)

LAURENT GOHARY

NOTES

[34] Badian, 1978 ; Deniaux, 1990.

[35] Schulten, 1949.

[36] Spann, 1987.

[37] Garcia y Bellido, 1959.

[38] Blázquez, 1962, p. 5 – 26.

[39] Marin Diaz, 1988; 1991, p. 133-152.

[40] Chic García, 1978a, p. 233-242. On peut voir également García, 1984, p. 201-227. Au sujet de l’importance économique des provinces ibériques, on pourra se référer à Chic García, 1985, p. 277-299. Bien que l’étude se situe peu après notre période, les structures administratives et économiques qui se mirent véritablement en place à partir d’Auguste trouvent leur origine dès l’époque césarienne. Il y est question de l’augmentation de la masse monétaire par Auguste. Ce dernier encouragea les investissements ainsi l’organisation de l’appareil économique de la province de Bétique, l’étude de la monétarisation étant, à ce titre, révélateur. Ainsi, ce fut à partir de cette période que les monnaies indigènes disparurent pour céder la place à une monétarisation unique interprovinciale.

[41] Dupré, 1981, p.121-152.

[42] Domergue, 1972, p. 499-548. Un cas illustre bien également l’importance de la région sous les julio-claudiens ; il s’agit de l’étude de quatorze lingots pourvus d’estampilles représentant douze ou treize poinçons différents. La plus importante de ces inscriptions est au nom d’un L. Valerius a commentariis, qui pourrait avoir été un affranchi de Messaline, épouse de Claude. Il est infiniment probable que ces lingots proviennent des mines d’étain de Lusitanie ou d’Espagne citérieure. (Domergue et alii, 1975, p. 61-94). Dans un autre article (Domergue et alii, 1974 p.119-137), Domergue a analysé des lingots de type républicain portant tous la même marque. Ils furent trouvés en Italie centrale, aux Baléares, en Corse et près de la côte varoise, ils datent du milieu du Ier s. av. J.C. et proviennent des mines d’Espagne, tout en ayant pu être chargés ailleurs. On peut surtout se référer à sa thèse (1988)

[43] Domergue C., Hérail G., « L’utilisation de la photographie aérienne oblique en archéologie et géomorphologie minières. Les mines d’or romaines du nord-ouest de l’Espagne », Prospections aériennes, Paris, 1983, p. 89-103.

[44] Ruiz del Árbol, 1999, p. 213-221.

[45] Domergue, 1986b. p. 109-119.

[46] Sillières, 1990.

[47] Elles sont prise en compte dans l’atlas Barrington de R. Talbert dont nous avons extrait plusieurs cartes de ce mémoire.

[48] Les textes littéraires et leurs traductions sont extraits des éditions que nous signalons en fin de mémoire. Nous préciserons par l’abréviation [trad. pers.] lorsque nous proposerons des traductions personnelles adaptées en fonction du contexte historique permettant ainsi de mieux éclairer le propos.

[49] Il y relate les deux premières années (49-48 av. J.-C.) de la guerre civile. Le Livre I relate les évènements qui se déroulent entre l’ordre donné par le Sénat à César de licencier ses armées, et la capitulation des lieutenants de Pompée en Espagne après Ilerda. Le Livre II concerne la suite des évènements de l’année 49, de la fin du siège de Marseille jusqu’au récit de la campagne désastreuse de Curion, lieutenant de César, en Afrique. Le Livre III retrace les évènements de l’année 48, des premières escarmouches entre César et Pompée en Epire jusqu’à la fuite de ce dernier à Alexandrie et l’aperçu de la situation politique en Egypte qui aboutit à la guerre d’Alexandrie. Les trois commentaires qui suivent ceux de la guerre civile ne sont pas considérés comme étant écrit par César lui-même, mais par un de ses lieutenants. Il s’agit de la seule certitude que l’on ait concernant l’auteur des commentaires qui pourrait en outre être Hirtius, Asinus Pollion ou un autre membre de l’état major. Dans le Bellum Alexandrinum, l’auteur retrace les évènements relatifs à la guerre d’Egypte tout en évoquant également la dégradation espagnole, les provinces ibériques étant confiées à Q. Cassius Longinus. Le Bellum Africum est un bref journal des quatre mois de guerre en Afrique. On y trouve peu d’élements nous renseignant sur l’Espagne. Le dernier livre des commentaires pseudo-césariens est le Bellum Hispaniense qui entre pleinement dans le sujet qui nous intéresse. Il y est décrit la dernière campagne de César contre les fils de Pompée, Cneus et Sextus qui sont défaits à Munda le 17 mars 45 av. J.-C.. La qualité du latin utilisé laisse entendre qu’il pourrait s’agir d’une mauvaise retranscription des manuscrits qui nous soient parvenus, ou encore que l’auteur de ce livre ne soit un soldat ou un sous-officier. C’est dans ce dernier livre que l’on trouve des évocations du peuple d’Urso et de son attitude vis-à-vis du vainqueur de Munda, ce qui nous préoccupera directement un peu plus loin.

[50] Sous le règne d’Auguste concernant les Ad Familiares, avant le milieu du Ier siècle av. J.-C. pour les lettres à Atticus.

[51] Crawford, 1969; Buttrey, 1960, p.75-95.; Burnett, 1992.; Beltran, 1949 ; Guadan, 1969 ; Hill, 1931; Mateu y Llopis, 1949, p.211-225 ; Sydenham, 1952 , 1967, p. 133-142 ; Vives y Escudero, 1926.

[52] Mommsen, 1909, p.194-264 ; D’Ors, 1953 ; Crawford, 1996

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